dimanche 23 septembre 2012

Vis ma vie de manager en parfumerie.

Lundi Beauté ! Pas mal de filles passionnées de cosmétiques rêvent de travailler dans l'univers féerique de la beauté. Alors même si avec ce post je vais vous lever une petite partie du voile, vous montrer un peu l'envers du décors, en fait je crois que cet article surtout je l'écris pour moi, pour tirer un trait sur une expérience difficile qui m'a profondément marquée. Elle date déjà d'il y a quelques années, c'était mon tout premier poste et pourtant pendant longtemps, il me suffisait d'en parler pour avoir les larmes aux yeux et me sentir mal.



Source: picfor.me via Sharon on Pinterest


Je ne donnerai pas le nom de l'enseigne, étant donné que d'un magasin à l'autre l'ambiance de travail change complètement (il suffit parfois d'une seule personne pour pourrir une équipe...) et que la taille des points de vente change aussi l'organisation des équipes. Moi j'étais dans un magasin d'une douzaine de personnes.

J'ai fait des études de marketing et de commerce international, et une fois ma maîtrise en poche et quelques expériences de stagiaire dont une à l'étranger, j'ai commencé à chercher un travail. Assez rapidement, je trouve un jour une annonce pour un poste de manager / chef de rayon dans une parfumerie pour s'occuper des rayons maquillage, soin et accessoires. Il n'y a pas d'informations sur l'enseigne ni sur l'endroit, mais tentée, je me dis pourquoi pas, j'envoie ma candidature et surprise ! Je décroche un entretien ! Quand on me donne l'adresse, je n'ai aucun a priori car je ne connais pas l'endroit.

Sauf que là, j'aurais déjà dû partir en courant.

Car c'est une belle enseigne certes, mais située dans un centre commercial pourri dans une ville de banlieue pas moins pourrie gangrenée par les trafics de drogue et la violence. La première fois que j'y vais, je ne fais pas tellement attention parce que j'arrive en voiture, et puis surtout, j'ai plein d'étoiles dans la tête. L'entretien se passe bien, j'en passe un ou deux autres, je suis hyper motivée, je suis une jeune diplômée prête à se défoncer même si je n'ai pas d'expérience dans ce domaine. Mais j'apprends vite, mes précédents employeurs ont toujours été satisfaits de mon travail, alors je suis déterminée.

Quand j'apprends que je suis sélectionnée pour le poste, je ne retiens plus ma joie, c'est comme un rêve qui se réalise même si je sais que je vais travailler tous les samedis !

Sauf que plus tard j'apprendrai que même en interne il n'y avait pas grand monde d'intéressé pour ce poste mal situé et où les managers se succédaient sans jamais rester plus de quelques mois. Alors forcément, réussir à mettre la main sur une jeune diplômée sur-qualifiée, hyper motivée, prête à se "brader" à 1450€ brut par mois (hors primes), qui présente bien et qui parle bien... c'était le bon plan !


Source: Pinterest


Mon arrivée sur le poste.

Je prends rapidement mes fonctions, je suis censée suivre une formation sur plusieurs semaines, mais voilà, ma responsable veut quelqu'un tout de suite, alors je vais passer seulement quelques jours dans un autre magasin auprès d'une autre manager pour apprendre les rudiments du métier. Sauf que je suis fraîchement accueillie : il semble qu'il y ait un passif entre les équipes des deux magasins...

On me montre vite fait comment faire des encaissements et gérer les caisses (ouverture, fermeture, compta), on me donne encore plus rapidement un aperçu du côté gestion et surtout, on m'utilise pour faire de la vente. Je passe mes journées debout perchée sur des talons (à l'époque, les talons faisaient partie du dress code) à rien apprendre si ce n'est à dire "Bonjour Madame, je peux vous aider ?". Ce que je ne peux pas vu que je n'y connais rien à l'époque en produits de beauté (ah, si seulement j'avais eu un blog...). Donc toute la journée, j'appelle à l'aide les autres vendeuses, et comme je sais bien faire les paquets cadeaux, j'y ai systématiquement droit... Bref, malgré mon enthousiasme et ma bonne humeur, très vite je m'ennuie en plus d'avoir méchamment mal aux pieds.

Quand je retourne dans mon magasin, je suis complètement perdue : je sens rapidement que je n'étais pas la candidate choisie par ma directrice car elle ne me donne aucune information, on ne se concerte pas pour fixer des objectifs, je suis lâchée en roue libre. Certaines des vendeuses que je manage sont plus âgées que moi et ne l'acceptent pas, c'est le début de mon calvaire.

Comme je suis à peine formée, j'essaie de compenser en me donnant deux fois plus et je fais des heures supplémentaires pour essayer de rattraper tout ce qui a été laissé en jachère sur mon poste : les plans d'implantation merchandising ne sont pas à jour, les stocks (des milliers de vernis, crayons, rouges à lèvres, etc...) ne sont pas tenus et personne ne connait les quantités réelles, il manque des dizaines de testeurs en rayon, bref c'est le souk...

S'il y a du monde en magasin, je reste en renfort de l'équipe même si j'ai fini mes heures (évidemment ces heures supplémentaires ne sont ni payées, ni récupérées...) et quand ma collègue manager doit modifier  tout son univers suite à une réimplantation du magasin, je reste jusque tard le soir pour l'aider à ranger les centaines de références de parfums en rayon. Mais à l'inverse, elle ne me vient pas en aide quand moi j'ai besoin d'un coup de main.


Mon travail au quotidien.

Quand je suis d'ouverture, je dois arriver le matin à 7h, pour :
  • compter le coffre : je dois compter et consigner dans un tableau chaque pièce, billet, chèque ou paiement en CB, tickets cadeau...
  • sortir les chiffres de la veille et les objectifs du jour : le chiffre d'affaire, le nombre de ventes par marque, catégorie, le panier moyen, le nombre de visiteurs... 
  • préparer les caisses : préparer la monnaie, mettre les machines en route, vérifier le comptage de la veille
  • vérifier mes rayons : s'assurer qu'il n'y a pas de "trou" dûs à des ruptures de stocks, vérifier les testeurs, les étiquettes de prix... pour ensuite briefer mon équipe
  • accueillir la femme de ménage ou la remplacer quand elle nous fait faux bond... 
  • faire les inventaires et gérer mes stocks : bipper des milliers articles avec un petit appareil pour mettre les stocks à jour, quand c'est sur du maquillage ou des accessoires cheveux, c'est l'horreur... 
  • gérer les livraisons : comme les vendeuses arrivent en général seulement à 8 ou 9h, il faut commencer à déballer les dizaines de (lourds) cartons et tout ranger en rayon.
  • pour les animations commerciales : installer les publicités qui habillent le magasin, les PLV...


Et le soir, quand je suis de fermeture à 20h, avant de partir, je dois :
  • clôturer les caisses : compter chaque euro -merci les clients qui paient avec plein de centimes !- les tickets cadeaux, les retours de produits, etc...
  • sortir encore les chiffres de vente et le reporting
  • mettre l'alarme, faire le tour du magasin, fermer la grille...


Le reste de la journée :
  • chaque heure je dois faire un point sur les chiffres pour motiver l'équipe et être sûre qu'on atteindra les objectifs. On a des objectifs de ventes par marque, par type de produits, et quand il y a une animation commerciale, on a aussi des chiffres à faire dessus (les marques investissent pour les animations avec par exemple des démonstratrices, donc derrière les ventes doivent suivre). Nos primes sont calculées selon ses objectifs et les marques offrent aussi des cadeaux pour les équipes qui réalisent leurs objectifs de vente.
  • une grande partie de mon temps, je fais de la vente parce que l'équipe est souvent débordée : je conseille les clients et je fais aussi les encaissements
  • il faut gérer les conflits avec les clients grossiers qui t'insultent ou qui volent, dissiper les tensions entre les vendeuses qui ne s'aiment pas et qui ont des comportements immatures...
  • recevoir les commerciaux des marques qui viennent présenter les nouveautés.


Ce qui me stresse le plus  ?

  • les remises de banque : les convoyeurs de fonds passent tôt le matin quand je suis encore toute seule dans le magasin, ils frappent à la porte de la réserve qui donne sur l'extérieur du centre commercial, et là on peut se faire braquer à n'importe quel moment. Ca dure moins de 5 mn, mais pour moi c'est l'angoisse : un des convoyeurs frappe à la porte métallique comme s'il voulait la défoncer, et pendant que je fais la remise de l'enveloppe plein de sous, il garde constamment la main à la hanche posée sur son flingue.
  • quand je traverse la gare mal famée et le parking désert à 7h du matin. Le centre commercial est vide, et à chaque fois que j'arrive devant la grille du magasin, je prie pour que l'alarme capricieuse ne se déclenche pas en ouvrant. Le soir ça va, je repars avec un agent de sécurité.
  • la violence et les agressions qui ont lieu dans le quartier et dans le centre commercial.
  • les visites des clientes mystères : si ça tombe sur toi et que tu obtiens un mauvais score, tout le magasin t'en veut à mort (il y a une méthode de vente à respecter : proposer de l'aide et un panier, faire des ventes additionnelles, proposer les emballages cadeaux, etc...)
  • les vols dans la caisse et dans la réserve : ma directrice m'a fait vider et fouiller les poubelles des toilettes pour rechercher des emballages de parfums volés (sans commentaires). A chaque fois qu'il manque de l'argent dans la caisse c'est la suspicion, à un moment il y avait tellement de vols je comptais les caisses plusieurs fois par jour.
  • le comportement de ma chef qui me dit bonjour selon son humeur, partage des infos aux autres mais pas à moi, essaie de "casser" la cohésion que j'essaie de mettre en place dans mon équipe et surtout son manque de support pour m'aider à m'installer dans mon poste. Comme tous les débutants, il m'arrive de faire des erreurs et elle en profite pour me rentrer dedans allègrement et me dénigrer même devant mon équipe.




Petit à petit, je perds l'appétit, j'ai constamment une boule dans le ventre, le dimanche soir, je commence à angoisser, chaque matin, je me demande ce qui va me tomber dessus. Je perds du poids jusqu'à faire une taille 32, je dors mal, parfois je passe la journée les larmes aux yeux tellement je suis à fleur de peau.


Au bout de plusieurs mois de calvaire, je finis quand même par être inscrite à une session de vraie formation au siège de l'enseigne et là, je découvre qu'en fait je ne sais rien. Je découvre des process que personne ne m'a jamais montrés, ça fait des mois que je rame et que je me débats à mon poste, je suis écoeurée.



Il y a toutefois quelques points positifs : 

  • les objectifs de vente que j'arrive à atteindre,
  • les félicitations des commerciaux qui voient mes efforts pour présenter correctement leurs produits (rayons propres et rangés avec les testeurs selon les plans de merchandising)
  • la relation que j'ai réussi à construire avec mes vendeuses et les agents de sécurité
  • les journées de formation chez les marques comme Dior, Estée Lauder, Clinique... les cours de maquillage et de soin
  • les remises sur les produits
  • les soirées de lancement
  • l'excitation des challenges pour les ventes privées par exemple
  • l'échange avec les clients pour les conseiller
  • les cadeaux : tous les mois on a le droit à 2 ou 3 testeurs de parfums plus tous les cadeaux des marques (des sacs, des produits...)



Mais malgré tout cela, je suis à bout et l'équipe du magasin l'est aussi à cause des conflits et de l'environnement agressif. Les unes après les autres, 3 vendeuses tombent enceintes et cela rajoute encore des tensions à cause des aménagements de temps de travail. Au bout de 6 mois, complètement vidée et au bord du gouffre je décide enfin de sauver ma peau quand ma directrice me propose de me rétrograder au poste de vendeuse au lieu d'accepter que je change de magasin. J'ai mis des mois à m'en remettre.


Mais j'ai pu prendre ma revanche.

J'ai retravaillé pour me payer un Master de Marketing et Communication dans une école de commerce et ensuite j'ai été embauchée dans un très grand groupe comme chef de produit en charge du merchandising pour un réseau de plus de 40.000 points de vente dans toute la France. Et malgré tout ce que m'a dit cette directrice, je me suis prouvée que j'étais capable de gérer des projets, des personnes et des budgets de près d'un million d'euros.

Il y a quelques temps, j'ai rencontré par hasard une de mes anciennes vendeuses qui m'a appris que la valse des managers avait continué après mon départ, et que finalement le magasin avait été fermé et surtout que la directrice avait été virée du groupe.


Voilà, la page est tournée.





40 commentaires:

  1. Eh ben ma belle, quelle histoire ! Heureusement, une fois que c'est derrière nous ce genre d'expériences permet de savoir très clairement ce dont on ne veut pas dans un travail et jusqu'où on est prêts à aller.

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    1. Tout à fait Camille ! Si ce n'avait pas été mon premier poste, j'aurais géré différemment. Cette expérience m'a beaucoup marquée, mais avec le recul, j'en ai vraiment pris de la graine ;-)
      Bises <3

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  2. je viens de lire tout ton article même si il était long
    je l'ai trouvé très touchant et cela m'a rendu tellement triste pour toi
    franchement tu devais être tellement maigre heureusement que tu as arrêter sinon tu y aurai laissé ta santé.
    Je suis ravie en tout cas que maintenant tout se passe bien pour toi

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    1. Oui, Chacha, je suis désolée, je suis une vraie pipelette, oups...
      J'ai pris du temps avant de me décider à partir, mais j'avais perdu tellement de poids, que je me dis que j'allais finir par y laisser ma santé.
      Aujourd'hui c'est encore différent (je ne suis plus dans ce grand groupe) mais j'ai mûri, et ce genre d'expérience, je saurais gérer différemment.
      Merci Chacha <3

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  3. C'est vrai que ça ne doit pas être facile ce boulot, mais tu t'en es bien sortie finalement :)

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    1. Non, pas facile en effet. Mais ça dépend dans chaînes : dans certaines tu ne fais pratiquement que de la vente donc le poste de manager est plus facile. Selon les magasins aussi c'est plus ou moins facile. Si j'étais tombée sur une autre directrice, j'y serais certainement restée. Mais voilà, c'est la vie ;-)

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  4. merci pour cet exposé vérité du monde de la parfumerie et encore il y aurait tant de choses à dire. Je compatis pour cette expérience avec les directeurs qui sont souvent avares d'informations des fois que tu lui piques sa place parce qu'on te fait bien comprendre que tu n'es que vendeuse !! un conseil fuyez ce monde qui est loin d'etre fait de strass et paillettes !!

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    1. Je sens qu'il y a du vécu derrière ton commentaire, et c'est vrai que cet univers n'est pas toujours facile.
      Mais pour moi, dans ce genre de magasins, tout dépend vraiment de la relation qu'on a avec sa hiérarchie. Quand un directeur ne sait pas manager son équipe en désamorçant les conflits, en créant un esprit de groupe, c'est clair qu'il vaut mieux prendre ses jambes à son cou...
      Sinon, on peut aussi s'y épanouir si on tombe au bon endroit ;-)

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  5. Je suis désolée d'apprendre que tu as galéré à ce point-là. Je trouve que tu as fait preuve d'une force incroyable pendant et après cette épreuve et je suis contente que tout cela soit derrière toi.

    Je t'envoie tout plein de pensées amicales, ma belle <3

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    1. Merci Isa ! J'ai traîné cette histoire derrière moi comme un boulet pendant des années : systématiquement en entretien on me demandait pourquoi j'avais quitté cette belle enseigne. Et alors ça ne loupait pas, j'avais les yeux qui commençaient à s'embuer rien qu'à y repenser. Aujourd'hui j'ai décidé de tirer un trait, et le fait de savoir qu'à la fin le siège s'est rendu compte qu'il y avait un problème de management, ça m'a aussi beaucoup soulagée.
      Bisous <3

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  6. Ah, ça me rassure, je revis à peu près à travers ton récit mes 10 dernières expériences professionnelles. Ça a fini par presque me dégouter du monde du travail alors que je suis une bosseuse. Tu as eu la chance de pouvoir prendre ta revanche, j'attends encore la mienne et je suis sûre que je parviendrai à en faire autant :-). En tout cas, je ne veux plus jamais être manager, ça c'est sûr!

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    1. Je n'imagine même pas à quel point ça a dû être difficile pour toi Crystila, mais tu as raison de garder espoir : un jour la roue tourne. C'est aussi ce que je me dis tous les jours, car rien n'est jamais acquis : trouver un poste en CDI où on se sent bien et dans lequel on a envie de s'investir et se projeter, ce n'est vraiment pas facile.
      C'est vrai que la distribution m'avait donné une certaine image du management, mais grâce aux autres expériences que j'ai eues après j'ai beaucoup appris, et j'ai vu qu'on pouvait avoir des postes de management intéressants où l'on n'est pas constamment dans une dynamique négative.
      J'espère avec toi, bisous <3

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  7. hé ben, comme quoi y'a pas que les petits boulots pourris qui peuvent nous bouffer... tu as eu du courage de rester malgré tout. Mais ça t'a rendue plus forte pour la suite, ça t'a donné l'envie de te battre pour ton master (wow!), et tu as su rebondir malgré cette période difficile. Rien n'arrive par hasard :)

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    1. Ca c'est sûr : tous les types de postes peuvent te pourrir la vie quand l'ambiance dans laquelle tu travailles n'est pas bonne.
      J'ai tenu 6 mois parce que j'avais vraiment envie de bien faire et parce que jusqu'au dernier moment je pensais que les choses allaient s'arranger...
      J'essaie aussi de me dire que rien n'arrive par hasard, mais j'en ai un peu marre des gamelles quand même (cette "mauvaise" expérience n'a pas été la seule malheureusement, même si ça n'a jamais été aussi difficile).
      Bisous Elya <3

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  8. Ouch, j'avais mal au ventre rien qu'à te lire. C'est terrible de voir un chefaillon pourrir des dizaines de personnes au quotidien :( .

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    1. Exactement Stelda, tu as bien trouvé le terme : "chefaillon", malheureusement c'est un personnage assez répandu dans le monde du travail...

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  9. Waouh... Merci d'avoir partagé cette expérience douloureuse avec tant de franchise et de spontanéité. Déchirer le rideau pailleté, ça ne fait pas de mal, parfois. Et si ça peut te consoler, l'univers du luxe, ce n'est pas joyeux non plus.

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    1. Quand on va dans cet univers, autant savoir ce qui est potentiellement possible, même si on peut aussi y vivre des expériences très enrichissantes. Je n'ai jamais travaillé dans le luxe, mais en fait je n'essaie même pas : j'ai pas le profil ;-)
      Enfin, quels que soient les domaines, la souffrance au travail et les méthodes de management "destructrices" sont des vrais sujets. Des employés heureux, ce sont des employés plus productifs, les entreprises devraient garder ça en tête...
      Bises Atalanta <3

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  10. Et bien, ça a été une expérience professionnelle très difficile mais franchement, tu peux être fière de toi, de la façon dont tu as rebondi :-) Bravo ma belle!

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    1. Merci Pimousse, comme aujourd'hui je suis entre deux rebonds, j'espère que je vais atterrir au bon endroit ;-)
      Bisous <3

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  11. Ahah c'est ce qui s'appelle une bien belle revanche !!
    Ton poste actuel est plus que mérité ;)
    J'aimerais bien que la roue tourne pour moi aussi...
    bisous <3

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    1. Parfois ça prend du temps, mais je garde espoir qu'un jour ou l'autre la roue finit par tourner. D'ailleurs en ce moment j'aimerais bien aussi qu'elle tourne (je cherche aussi un nouveau poste ;-)
      Bisous miss <3

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  12. comme quoi, tu étais compétente, le probleme ne venait pas de toi! un travail peut vraiment nous bouffer la vie, c'est dingue ça!
    maintenant tout va mieux et j'en suis ravie pour toi
    bravo pour cette victoire!!

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    1. Je pense que j'avais les qualités requises pour ce poste, mais niveau compétences j'aurais dû être mieux formée. Ce manque de formation et l'attitude de ma directrice ont rendu cette expérience difficile.
      Ensuite, maintenant que j'ai quelques années de plus, la maturité permet aussi de mettre du recul dans ce genre de situation.
      Pour mon prochain poste (que j'espère trouver bientôt ;-) je sais que je gèrerai les choses différemment.
      Bisous Adeline <3

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  13. J'ai trouvé ton billet très intéressant. Tu as su prendre les bonnes décisions face à cette harceleuse.

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    1. Merci miss, ça m'a pris du temps avant de réagir, mais partir c'était effectivement la seule solution possible...

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  14. Quel témoignage poignant. Tu as traversé bien des épreuves, d'une certaine manière ça a dû te forger.
    Tu es une battante! Bravo ^_^
    Bise

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    1. Merci Geny, la vie ça durcit le cuir effectivement ;-) C'est pas facile tous les jours, mais on se bat^^
      Bisous <3

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  15. Je connais un peu ce milieu "par procuration" (mon copain est manager dans un point de vente, mais en restauration rapide) et c'est vrai qu'il y a énormément de pression au quotidien, donc je comprends qu'avec en plus un "environnement hostile" tu aies pu craquer et que tu aies eu envie de fuir à toutes jambes !
    Je suis contente pour toi d'avoir tourné la page. Le principal, c'est que tu sois bien là où tu es maintenant ! :)

    Bisous

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    1. Hello Thilwen,
      La restauration rapide c'est aussi difficile, je veux bien le croire, surtout au niveau des cadences élevées qui doivent générer un stress permanent...
      Aujourd'hui je ne suis plus dans ce grand groupe, il ne reste plus qu'à trouver un nouveau poste mais j'ai davantage confiance en moi ;-)
      Bises et bien le courage à ton copain.

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  16. Bravo a toi ma belle , tu mérite maintenant ta réussite .Mon petit fils qui est Ingénieur a lui aussi fait une éclole de commerce,lui a Grenoble . Merci pour tes article
    Bon mardi je t'embrasse

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    1. Merci beaucoup Thérèse ! La réussite n'est pas encore totalement là, mais j'y travaille dur ;-)
      Bravo aussi à ton petit-fils, ce n'est pas toujours évident de se lancer dans des études longues.
      Bises à toi aussi <3

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  17. Un témoignage poignant, je savais que tu étais une battante!

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    1. Merci Mymy, comme répètent toujours les stars de la TV réalité : ce qui ne te tue pas te rend plus fort lol (pauvre Nietzsche)
      Bisous <3

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  18. Pas facile en effet mais c'est une expérience qui t'a malgré tout fait avancer, fait découvrir les failles du métier et du milieu professionnel. Tu t'en es remise et tu as bien rebondi, ça c'est une force!

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    1. Merci Addicta, c'est vrai, ça m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses en particulier sur ma naïveté ;-)
      Bises <3

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  19. Ton témoignage m'a beaucoup touché. Le monde du travail est tellement difficile. A cela s'ajoute des personnes qui font du mal comme ta directrice ... J'ai travaillé dans une enseigne beauté également et je ne peux que comprendre ce quotidien que tu as subi. En tout cas félicitation pour ton travail.

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    1. Merci Marion, c'est vrai que l'univers de la beauté n'est pas toujours féerique m^me si on peut aussi s'y épanouir. Aujourd'hui, j'ai encore changé de branche et je cherche un nouveau poste, mais je sais que je serais plus vigilante avant de signer un contrat ;-)
      Bisous <3

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  20. Il n'est pas simple de débuter sa vie professionnelle, et certains n'hésitent pas à profiter de la "sur-motivation" et d'une certaine naïveté qui habitent les jeunes diplômés.
    Je trouve très bien que tu puisses malgré tout retirer de cette douloureuse expérience des points positifs.
    Je te souhaite de réussir ta carrière comme tu l'entends ;-)
    Des bisous <3

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    1. Merci beaucoup Léa ! La route est encore longue pour la réussite, mais j'espère que je finirai par l'atteindre. En attendant, je ne me ferai plus avoir, et j'ai mûri, c'est déjà ça ;-)
      Bisous <3

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Merci pour vos petits mots !
J'essaie toujours de vous répondre individuellement, laissez-moi juste un peu de temps pour le faire ;)
A bientôt par ici ou sur vos blogs !

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